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Partir vivre à l’étranger.

mars 2, 2016

Comme je le disais dans un précédent article on m’a souvent dit que j’avais de la chance de partir vivre à l’étranger. Face à moi j’ai aussi souvent eu des personnes qui m’ont dit qu’elles ne pouvaient pas faire pareil parce qu’elles avaient un travail, un appart, une famille et des amis. Choses qu’apparemment je ne devais pas avoir 😉

partir vivre à l'étranger

Aujourd’hui j’aimerais qu’on parle de ce qui motive ces gens à partir. Pas à fuir non, parce qu’on ne fuit pas bien au contraire on se met en danger, on sort de notre zone de confort. On décide de se jeter volontairement dans un monde nouveau, avec des codes qu’on ne maîtrise pas, une culture toute nouvelle.

La raison la plus souvent évoquée c’est la découverte de l’inconnu. Découvrir une autre façon de vivre, de penser, de parler. J’ai trouvé tellement intéressant de découvrir que des choses naturelles pour les uns ne le sont pas pour les autres. Et c’est aussi comme ça qu’on réalise que nous sommes tous conditionnés dès notre plus jeune âge pour penser et vivre d’une certaine façon. Par exemple le français râle et trouve ça tout à fait normal, c’est dans sa culture. Un canadien ne se fâche pas, il n’hausse pas le ton, c’est dans sa culture à lui. J’ai vécu avec une canadienne, une coréenne et une allemande en même temps, toutes les 4 très curieuses nous adorions comparer les choses « normales » pour les unes, « étonnantes » pour les autres.

Ensuite l’apprentissage d’une nouvelle langue. Comme un défi personnel ou pour des raisons professionnelles vous décidez de tirer un trait sur le karaoké en yaourt et souhaitez vraiment parler anglais/espagnol/chinois ! Quoi de mieux que de baigner dans un environnement anglophone (pour mon cas) ? Je suis arrivée au Canada avec un niveau disons .. moyen ! Je n’allais pas mourir de faim évidemment mais j’étais loin d’être capable de m’exprimer devant tout le monde comme je le suis en français. Et petit à petit sans même m’en rendre compte mon anglais a évolué. J’ai abandonné la traduction dans la tête avant chaque phrase à voix haute, j’ai commencé à penser et rêver en anglais, à perdre mes mots en français: je me mutais tranquillement en petit bilingue 🙂

partir à l'étranger

Souvent j’entends que l’année à l’étranger a été une année décisive dans la découverte de soi même. Après les études ou après un début de carrière vous ne savez plus trop où vous allez et surtout si c’est bien dans cette direction que vous souhaitez aller. Alors l’année à l’étranger peut s’imposer comme une libération, un nouveau départ loin de ce qu’on a toujours connu, sur de nouvelles bases, avec des gens qui ne savent pas qui vous étiez, un environnement qui permet de vous réinventer, de vous tester dans de nouvelles situations. Comme une phase d’essai loin d’un quotidien trop sérieux. À Toronto je me suis sentie pousser des ailes comme si tout ce qui j’imaginais pouvait devenir réalité. J’ai travaillé avec une coach professionnelle pour m’aider à cerner la personne que je voulais devenir. Et je suis très fière du travail accompli. Surtout ne laissez pas la personne que vous êtes devenu à l’aéroport. Ne laissez pas le retour à la « réalité » gâcher le travail que vous avez fait sur vous même.

Se prouver quelque chose. Pour une raison ou pour une autre on peut ressentir le besoin de se mettre au défi. Se retrouver dans un pays dont on ne maîtrise ni la langue ni les codes sociaux, où l’on doit découvrir une nouvelle administration, et une belle épreuve pour se tester hors de sa zone de confort. Même si je n’aurai pas donné cette réponse avant mon départ je pense pouvoir dire après coup que je suis fière d’avoir su me débrouiller seule et loin de tout et aujourd’hui je n’ai peur de rien 🙂

brunch toronto queen street east

Tout simplement parce que vous avez un rêve. Et que les rêves sont faits pour être réalisés. Alors vous avez rassemblé toutes ces raisons dans une valise, votre courage, et que vous avez foncé. Je crois que la réponse que je donnais et donne toujours: j’avais un rêve à accomplir. Ça correspond bien à mon état d’esprit, ça semble peut-être un peu trop petite fille dans son monde de Bisounours, mais à la fin les souvenirs dans votre tête et vos rêves accomplis c’est tout ce qu’il vous reste.

Et vous une destination pour laquelle vous quitteriez tout ?


 

Je vous ai ressorti des photos datant de mon arrivée à Toronto, mon premier brunch là bas, j’avais adoré l’endroit 🙂

signature article

 

harlem toronto brunch

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2 Comments

  • Reply Célia avril 4, 2016 at 4:36
    Je suis tout à fait d’accord avec ce que tu dis – c’est un rêve et je pense qu’une fois qu’on est décidé, c’est vraiment possible d’y arriver 🙂
    • Reply Astrid avril 4, 2016 at 9:35
      L’envie et la motivation aident à beaucoup de choses 🙂

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