Grandir avec les réseaux sociaux

Il y a quelques semaines je vous parlais de mon amour pour les réseaux sociaux, et puis récemment je me demandais: comment grandit-on avec les réseaux sociaux ? Je fêterai seulement mes 28 ans dans quelques jours (21 février: j’adore mon anniversaire fallait que je vous le dise 😉 ), mon adolescence n’est pas si loin, enfin je crois. Et pourtant avoir 18 ans aujourd’hui et il y a 10 ans (bim le coup de massue) n’a absolument rien à voir.

credit photo: www.alekartitry.com
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Ma génération a vu naître Facebook et Twitter et surtout nous avons connu l’avant réseaux sociaux. L’avant où nous devions attendre de voir nos copains pour leur raconter nos vacances, l’avant où les textos ne devaient pas faire plus de 160 caractères, qu’écrire en phonétique était indispensable, que tomber sur un répondeur même 3 secondes vous débitez une minute complète. Ma génération a connu les téléphones aux touches à 3 lettres, pas très pratique quand tu dormais chez une copine, que tu textotais (ce verbe n’était pas utilisé à cette époque là non plus!) sur ton samsung au milieu de la nuit .. Clak clak clak .. C’est un L ! Nous avons connu les messages sans le suivi de conversation .. Et pendant la transition on pouvait sentir ceux qui avaient le suivi et ceux qui ne l’avaient pas (quand tu envoyais ton message en 5 fois avec ton iPhone en 2009 ça se transformait en 5 messages pas en conversation pour l’utilisateur d’un Blackberry (que j’étais à l’époque). ). Nous avons connu les écrans classiques non tactiles, nous avons aussi connu la vie sans le règne d’Apple. Quand je pense à mes grands parents qui ont connu la guerre et qui aujourd’hui sont capables de parler de Facebook et compagnie avec moi (j’ai des grands parents trop tendances :p ) je me dis qu’à notre façon nous avons aussi vécu une révolution: celle de l’ère numérique. Si à 18 ans vous m’aviez dit que je commanderai un taxi de mon application Uber j’aurais sûrement rigolé et je vous aurai gentillement dit d’arrêter de regarder la télé ..

réseaux sociaux snapchat apple

L’information circulait aussi moins vite. Aujourd’hui à peine arrivé déjà publié (moi la première, particulièrement avec mes snapchat ;)), l’information arrive très vite mais est aussi beaucoup plus périssable. Elle se confirme ou s’infirme tellement vite qu’il est parfois difficile de suivre. Mais elle peut aussi être très vite mal interprétée. Que celui qui n’a jamais compris un message de travers lève la main .. Ok on s’est compris !

La différence entre vous nouvelles générations et nous, qui sommes pourtant encore bien jeunes, c’est que nous avons eu la capacité de contrôler ce qui disponible sur Internet à notre sujet, ce ne sera plus jamais le cas pour les générations futures. Dans quelques années les bébés que nous voyons fleurir dans nos fils d’actualités seront ados, seront en âge de travailler, d’avoir une vie d’adulte et vivront avec ce risque de voir ressortir une vidéo de leur enfance, plus ou moins avantageuse. Parce qu’eux n’auront pas eu le choix.

Je me demande ce que ces nouvelles générations diront de nous: « Mais maman t’as vécu à l’époque des dinosaures ou quoi ? »

Ça vous inspire quoi tous ces changements ?

Belle soirée <3

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Un commentaire

  • J’ai adoré cet article. Honnêtement, en ce qui concerne les réseaux sociaux, j’ai la sensation que dans ma tête il y a vraiment deux écoles. La première qui vit avec son temps et qui grâce aux réseaux sociaux à rencontré tant de gens merveilleux (dont toi d’ailleurs !), a pu faire des voyages de dingue, et c’est aussi grâce à eux que j’ai retrouvé Maximus (car même si on était dans le même lycée, c’est sur Facebook qu’on a repris contact plusieurs années après). Bref les réseaux sociaux m’ont apporté énormément de choses positives. Cependant, il y a aussi cette pensée qui m’accompagne « oui, mais sans tout ça, j’ai aussi eu une enfance de rêve », quand je vois les jeunes qui sont sur Facebook dès leurs 10 ans et s’exposent ainsi à des choses qu’ils ne devraient pas voir, quand je pense au caractère chronophage de ces réseaux et au temps que moi je peux perdre dessus, moi une adulte, je n’ose imaginer les conséquences sur eux. Je pense que je resterais toujours mitigée entre l’importance de vivre la vraie vie et tout ce que les réseaux peuvent apporter de positif.

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