Préparer son départ

Préparer un départ à l’étranger ne se fait pas au dernier moment. Il faut se préparer un minimum pour ne pas se retrouver la dernière nuit à 3h du matin en train de s’épiler avec une lampe de bureau pour ne pas réveiller les autres. Parce que s’épiler n’était pas sur la liste des priorités jusque là mais devient soudainement essentiel à 3h du départ … #truestory (dans la vie tous les jours on est d’accord c’est essentiel mais à côté de ne pas oublier mon passeport, ne pas oublier mon visa les poils deviennent rapidement secondaires).

C’est mon troisième départ à l’étranger et je dois avouer que je ne suis pas peu fière de mon organisation cette fois ci, j’ai anticipé pas mal de choses et je ne devrais rien oublier (notez bien que j’écris cet article en étant encore en France sans avoir commencé ma valise, je prends un risque énorme à m’avancer là dessus .. ).

ciel-ardeche

Un tas de choses sont à préparer et on perd parfois le sens des priorités entre l’excitation, l’angoisse et la vie de tous les jours qui suit son cours. Revoyons ensemble les basiques agrémentés de quelques conseils. Le visa en poche, la date est fixée, le décompte lancé, c’est parti.

Plusieurs mois en avance.

  • Démissionner ou demander une rupture conventionnelle, cela pourra vous faire sourire mais dans mon ancien job (avant mon premier départ au Canada j’avais 3 mois de préavis .. autant dire qu’il faut s’y prendre un peu avant.
  • Rendre son appartement ! Je l’ai toujours fait plusieurs mois avant pour ne pas être dans le rush à la fin puis pour profiter de squatter dans la famille les dernières semaines pour en profiter à fond.
  • Se renseigner sur les conditions de résiliation de vos contrats (téléphone, internet, assurance, salle de sport …)
  • Trier, ranger, vendre pour ne pas tout faire au dernier moment, relire mon article comment économiser pour voyager qui vous donnera des idées !
  • Prévoir une petite fête de départ, prévenir tout le monde bien à l’avance si vous voulez qu’ils puissent venir (j’ai prévenu en octobre ou novembre pour fin février).

Le dernier mois.

  • Prendre rendez vous avec votre médecin pour une petite révision et une prise de sang, on n’est jamais trop prudents ! Profitez en pour lui demander une petite trousse de secours au cas où. Suivant où vous partez les médicaments ne sont pas les mêmes, on n’est jamais à l’abri de tomber malade dans les premières semaines et ne pas avoir encore assez de repères pour trouver le même médoc qu’à la maison. (Exemple au Canada je n’ai jamais trouvé d’équivalent de notre Doliprane 1000. )
  • Profitez de cette visite chez le médecin pour vous faire prescrire la pilule pour plusieurs fois, normalement les pharmaciens sont assez conciliants quand vous expliquez votre cas. Surtout comme dans mon cas elle n’est pas remboursée.
  • C’est souvent le moment d’envoyer vos résiliations, bye bye Orange, bye bye mutuelle, bye bye tout le monde.
  • Prévenir Pôle Emploi. Dans tous les cas. Que vous ayez démissionné, rupture conventionnelle ou déjà au chômage vous devez les prévenir ou vous inscrire. Ne faites pas la même erreur que moi en démissionnant et partant 15 jours après, j’ai perdu tous mes droits à mon retour. Je vous expliquais tout dans cet article sur le retour en France.
  • Vous avez sûrement accumulé des médicaments suite à votre dernier rhume/gastro/angine/grippe. Pensez à les ramener au pharmacien ils pourront être recyclés.
  • Choisir votre assurance voyage, indispensable pour passer la frontière dans certains pays mais surtout pour votre santé.
  • Petit tour à la gendarmerie pour faire une demande de procuration pour les élections. Attention la personne à qui vous donnez votre pouvoir doit voter dans la même commune que vous.
  • Préparer un dossier avec vos papiers importants à laisser à la personne qui pourra intervenir à votre place si vous avez un souci en France ou qui pourra par exemple vous renvoyer votre numéro client Société Générale parce que l’application sur votre iPhone a bugé et que vous ne l’aviez pas enregistré #truestoryencore.

bien-préparer-son-depart-etranger

La dernière semaine.

Si vous avez bien anticipé votre dernière semaine devrait s’enchaîner à merveille. Entre verres pour se dire au revoir et cette question qui résonnera en continu dans votre tête: est ce que ça va rentrer dans une seule valise ?

  • Acheter des grosses caisses en plastique pour emballer les choses qu’on n’emporte pas. Par expérience stocker dans des cartons dans certains endroits peut être dangereux (rongeurs, dégâts des eaux, humidité …).
  • Se procurer des sacs de rangement sous vide pour gagner de la place dans la valise: moins d’air, plus d’habits (plus de poids aussi ..).
  • Une chose toute bête mais .. anticipez vos lessives, vous aurez autre chose à faire dans les derniers jours que vous souciez de la machine à laver.
  • Triez vos produits et distribuez aux sœurs/ cousines / copines tout ne rentrera pas dans votre valise et à votre retour il y a des chances que se soit inutilisable.
  • Faites des listes et fixez vous des objectifs par jour. A quelques jours du départ notre cerveau se ramollit, on est encore ici mais presque là bas, on oublie plus que d’habitude, on perd un peu niveau concentration et attention. Donc notez ! (la reine de la liste a encore frappé ! J’en ai plusieurs sur mon bureau, plus dans mon carnet, plus sur un gros tableau noir dans ma chambre… Je me soigne promis !)
  • Choisir sa tenue d’avion. Et là vous vous dites non mais elle craque ce coup ci. Ne rigolez pas j’en parle depuis des jours déjà. Une tenue confortable pour rester 8h30 (pour un Paris-Toronto) sans bouger et dans un espace souvent assez restreint.
  • Préparer un dossier avec tous vos documents: billet de train, d’avion, visa, assurance et tout ce qu’il vous faudra pour passer l’immigration.
  • Charger l’appareil photo, la batterie externe et tout ce qui pourrait servir sauf s’il est déchargé 😉
  • Demander à votre banque d’activer l’option internationale au moins pour le premier mois, le temps d’ouvrir votre compte à l’étranger et d’y transférer vos fonds. Société Générale par exemple pour 7 ou 8 euros vous avez une option avant un nombre limité d’utilisation mais très économique. De cette manière vous pourrez retirer directement dans la monnaie locale en arrivant, on s’embête moins à courir après un bureau de change ou à se faire avoir à l’aéroport avec leurs taux exorbitants.

preparer-pvt-canada

Dans l’avion j’emmène quoi de plus ?

  • Vérifiez bien que des plaids sont fournis, sinon prévoyez en un, il fait toujours froid dans les avions.
  • Même histoire avec le coussin pour la nuque et le masque de sommeil.
  • On prend des boules quiés si on veut dormir un peu sans la musique ou la télé. Il s’agirait pas d’essayer de couper la télé pour se reposer et d’avoir Roger qui ronfle à côté. Ou bébé 3 mois qui pleure parce que l’avion ça lui plait tellement finalement. On n’est jamais trop prudent.
  • J’ai prévu mes grosses chaussettes toutes douces que je vous ai montré sur Snapchat, oui je transforme ma place d’avion en annexe de ma chambre. Je n’ai pas envie de garder mes chaussures mais j’ai d’avoir chaud aux pieds. Je vous snapperai mes petons en avion promis.
  • Des écouteurs. Certaines compagnies en donnent, d’autres non, dans le risque on les embarque. De toute façon ils font partis déjà des indispensables quand on sort de chez soi.
  • Un livre, ça peut toujours servir même à l’heure ultra connectée.
  • Votre tenue la plus lourde ! Par exemple je vais prendre mon gros manteau bien chaud pour gagner du poids dans la valise et dessous je porterai mon perfecto noir qui est aussi un peu lourd. J’ai déjà gagné 3kg dans la valise en soute.

Ma valise j’y mets quoi dedans ?

Bravo vous êtes arrivés jusqu’à la valise; bienvenue dans l’opération tétris ! Quelques petits plus bien utiles s’il vous reste un peu de place.

  • Une multiprise, j’ai l’impression de me rabâcher mais la multiprise me semble être l’indispensable du voyageur. Avec le nombre de choses que j’ai à charger j’ai besoin d’un seul adaptateur, gain de temps, de place et d’argent. Bon évidement quand on vit dans un pays on investit rapidement dans des prises locales.
  • Attention confidences, j’ai hésité à le dire car je sais qu’il n’y a pas que des filles qui viennent me rendre visite ici mais .. Désolée les garçons. Les filles si vous allez au Canada embarquez un stock de tampon, je n’ai jamais retrouvé mes Nett que j’utilise depuis toujours. Là bas les différentes tailles n’existent pas comme chez nous. Ou alors je n’ai jamais trouvé. En tout cas je m’en étais fait livrer 2 boîtes directement de France …

preparer-voyage

J’espère n’avoir rien oublié .. Je mettrais cette liste à jour après mon départ j’aurais sans doute de nouvelles idées.

Belle soirée mes petits loups à frange, on approche de la fin làààààà. Aujourd’hui je fête mon départ et mon anniversaire en famille et ensuite entre amis. J’ai préparé cet article samedi évidemment mais je peux déjà vous dire que j’ai dû passer un excellent moment bien entourée.

Love love.

You may also like

2 commentaires

  • Merci pour toute ces infos, je suis à 1 mois du départ pour Toronto également et autant dire que la véritable course contre la montre commence ! C’est toujours rassurant de pouvoir cocher mentalement les astuces et conseils des autres !
    • Ahhhh caye ca approche, l’excitation du départ, mélange de tous les sentiments ! Bonne chance ca ira mieux après promis :p J’avoue ca rassure ! 🙂 En tout cas belle aventure, tu vas voir Toronto est une ville super.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *