Fashion Vie d'expat

17 juin 2014

juin 18, 2017

17 juin 2014 je m’étais un terme à presque 3 ans au sein d’une multinationale. Un job qui m’a tellement appris. Je finissais cette dernière journée en sachant ce que je laissais pas du tout ce qui m’attendait. Il me restait exactement 14 jours pour profiter de ma famille, de mes amis, trier les 26 dernières années, savoir ce que je gardais, ce que je jetais, ce que j’emmenais. Vous êtes nombreux à m’écrire, à quelques semaines ou mois de partir, vous avez plein de questions qui traversent votre esprit. Après mon Guide pratique du Nouvel Arrivant à Toronto je me suis dit qu’on allait parler de ce qu’il se passe dans notre tête ! On remonte 3 ans en arrière !

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Au printemps 2013 mon envie de partir à l’étranger refait surface, je l’avais laissé de côté pour me concentrer sur ma carrière mais aussi par amour. Le temps de me renseigner, de trouver le visa qui me conviendrait je fais ma demande de PVT en février 2014. Première année où les demandes se font en ligne, premier arrivé, premier servi. Un bordel sans nom soyons honnêtes mais allez savoir comment le 15 février lors de la seconde ronde je suis sélectionnée, je n’ai vraiment aucune idée de l’impact que ces quelques chiffres qui s’affichent sur mon écran vont avoir sur ma vie. S’en suit bien sûr la paperasse habituelle, le 2 mars je reçois la confirmation officielle: à partir d’aujourd’hui j’ai un an pour rejoindre le territoire canadien. A cet instant précis je ne réalise toujours pas. J’achète mon billet pour le 01 juillet. 465 euros. Je m’en souviens encore. Je ne voyage pas beaucoup à cette époque là, l’achat d’un billet est une étape importante et surtout engageante pour moi. Engageante bien qu’à aucun moment je n’ai douté que j’allais utiliser ce visa le billet d’avion posait une date. Une échéance.

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Il faut savoir que je n’avais jamais mi les pieds en Amérique du Nord avant le 01 juillet 2014. Je partais donc totalement à l’aventure. J’avais lu et relu 150 fois les infos que je trouvais sur Internet, les retours d’expérience, les articles que je trouvais un peu partout. J’ai d’ailleurs choisi Toronto sur Internet. Montréal ne m’intéressait pas puisque mon premier challenge était d’améliorer mon anglais, Vancouver était trop loin, 9h de différence avec la France me semblait plus compliqué que 6h. Toronto s’est ensuite affiché comme une évidence, capitale économique, très américanisée, c’était là que j’allais aller. J’avais essayé d’éviter de trop me projeter avant d’avoir mon visa, je pensais déjà fortement à Toronto mais j’ai attendu d’avoir le visa en poche pour le dire à voix haute. Dans chaque décision de la vie dire les choses à voix haute rend les choses beaucoup plus réelles.

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Tant que je travaillais les choses restaient lointaines, oui je vais partir mais c’est encore loin. J’ai effectué 3 mois de préavis, 3 mois entre l’obtention du visa, l’achat du billet et le départ. Les 2 dernières semaines avant le départ sont passées à une allure folle, dire au revoir, préparer la fête de départ, trier pour essayer d’en laisser le moins traîner en partant, essayer de profiter au maximum de ce qu’on a sur place avant de prendre l’avion qui changera beaucoup de choses. Je ne me souviens pas avoir paniqué ou douté que je faisais la bonne chose, je me souviens du stress et de m’être dit: mais qu’est ce que tu es en train de faire, pourquoi tu t’imposes autant d’angoisse d’un coup ? Tu ne pouvais pas rester dans ta vie bien rangée sérieusement ! Mais pas comme un regret plutôt comme une interrogation. Les derniers jours la pression monte, on ne prend plus le temps de réfléchir, on sait ce qu’on doit faire, on a une liste, on la suit sans plus se poser de questions parce que l’objectif final approche: monter dans cet avion et partir. C’est un peu contradictoire de le présenter comme un objectif final puisque c’est seulement le début d’une nouvelle aventure. Mais c’est le premier moment aussi où on peut relâcher la pression. Si on est dans l’avion ça signifie 1- qu’on est arrivé à l’heure à l’aéroport, 2- qu’on a réussit à négocier avec l’agent pour faire passer nos 2 petits kilos de bagages en trop, 3- qu’on n’avait pas non plus oublié notre passeport. Et ça les amis croyez moi c’est un gros soulagement !

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Dans l’avion je me souviens avoir écrit le premier article du blog que vous pouvez relire ici. J’ai eu la chance de partager mon vol avec un autre PVTiste qui vivait autour de Valence, on avait pu se rencontrer plusieurs fois avant le départ.

A l’arrivée à l’aéroport de Toronto les formalités ont été très rapidement terminées, notre arrivée en ville je crois que je m’en souviendrais toute ma vie, dans le bus voir tous ces buildings autour de moi, j’avais les yeux qui brillaient et je me disais on y est, tu l’as fait, tu as vraiment volé 8h dans un avion pour atterrir dans un autre pays. Avoir accès à notre Airbnb s’est avéré un peu compliqué mais après 2h de négociation nous avons enfin pu poser nos valises, nous étions debout depuis plus de 30h mais nous sommes tout de même sortis chercher quelque chose à manger, marcher en ville et faire une photo pour dire à amis et famille: nous sommes bien arrivés. Chaque fois que je passe à nouveau dans cette rue je me dis que du chemin a été parcouru depuis. Je me rappelle les papillons dans le ventre, l’excitation de l’inconnu et le sentiment de liberté.

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Je crois que pour terminer cet article j’aurais simplement à ajouter une citation du film L’Auberge Espagnole que j’adore parce qu’elle parlera à toutes les personnes qui déménagent, que se soit au bout du monde, au bout de la rue.

Quand on arrive dans une ville, on voit des rues en perspective, des suites de bâtiments vides de sens. Tout est inconnu, vierge. Voilà, plus tard on aura habité cette ville, on aura marché dans ses rues, on aura été au bout des perspectives, on aura connu ses bâtiments, on y aura vécu des histoires avec des gens. Quand on aura vécu dans cette ville, cette rue on l’aura pris dix, vingt, mille fois. Au bout d’un moment, tout ça vous appartient parce qu’on y a vécu.

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Pour cette tenue on associe un pantalon super léger pour survivre aux premières chaleurs, que j’ai retourné pour un côté plus cool, et aussi parce que j’adore retourner les ourlets que se soit aux chevilles ou aux poignets, j’y ai associé un tee-shirt homme au motif frais, rentré dans le pantalon pour laisser quand même apparaître le haut du pantalon plutôt canon. Une paire de compensés pour être à l’aise et roule ma poule ! Je vous ai proposé quelques modèles dans le même style.

Belle soirée mes petits loups à frange.

Pantalon: Gat Rimon – Top: Free Planet – Compensées: no name – Montre: Apple Watch

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